- Introduction
- Premier coup d’oeil
- Le système d'exploitation
- Le logiciel Math Xpander
- Les activités intégrées
- Le matériel
- Conclusion
1) IntroductionGo to top
NON-COMMERCIAL
PROTOTYPE
Les trois constructeurs historiques étaient en effet en compétition à l'époque autour de la sortie d'une calculatrice tactile, avec :
- chez Hewlett-Packard :
- le HP Xpander
- chez Texas Instruments :
- le TI-PLT SHH1 alias Spot
- le TI-PLT FHH1 alias Fido
- le TI-PLT SU1 alias Toto
- chez Casio :
- la Casio Classpad 300
Le HP Xpander aurait-il pu changer l'histoire des calculatrices Hewlett Packard, aujourd'hui presque invisibles en France ? Découvrons-le ensemble !

2) Premier coup d'oeilGo to top
- sur le bas :
- un connecteur "DC IN 4V" d'alimentation 4V, sous 0.5A et avec la borne positive au centre comme indiqué au dos
- un connecteur "COM" de communication série au format Jack 3.5
- un mystérieux connecteur plat propriétaire avec plein de broches, peut-être un connecteur Dock pour une station d'accueil
- sur le côté :
- un lecteur de cartes
- bien que le boîtier annonce deux piles LR06/AA/UM-3 tout-à-fait normales, ce n'est pas ce qui est installé. Ce sont effet des piles Toshiba de 2 Volts au lieu de 1.5 Volts, ayant de plus la particularité d'avoir des bornes positive et négative de formes identiques. C'est d'ailleurs visiblement ce qui est attendu vu que les contacts d'alimentation de la calculatrice sont eux aussi de même forme.
D'ailleurs, ces piles ne seraient pas remplaçables par l'utilisateur selon ce qu'il y a d'écrit, mais ce n'est sûrement pas ce qui va nous arrêter :CAUTION
Batteries are not
user replaceable.
Danger of explosion
if incorrect batteries
are fitted. - un emplacement pour une pile bouton manquante, mais visiblement sans aucun contact d'alimentation
donc, en rajouter une ne servirait strictement à rien

En effet les batteries rechargeables Toshiba ont coulé et semblent avoir fait leur temps.

Bingo, c'est une alimentation universelle, acceptant n'importe quelle tension entre 100 et 240V !

Un simple adaptateur de prise suffira donc.
3) Le système d'exploitationGo to top
- Verifying System
image integrity - Launching System
- Math Xpander
- e-Lessons
- My Work
- le Standard Keyboard au standard Qwerty
- et le Math Keyboard

Et effectivement, le prototype HP Xpander tourne bien sous Windows, plus précisément Windows CE version 3.0 build 126, un système d'exploitation pour appareils mobiles sorti justement en 2000.
Un choix donc à l'opposé de Texas Instruments, qui avait choisi Linux pour Toto.
Nous y apprenons également quelques informations sur le matériel :
- processeur Hitachi SH3, comme dans la première génération de calculatrices Casio Graph USB
- 7894Ko de RAM utilisables, que l'on peut supposer issus d'une puce de 8Mo de RAM



4) Le logiciel Math XpanderGo to top
Enfin le bouton tactile en bas à gauche nous ramène à l'écran d'accueil. Choisissons donc d'y découvrir le logiciel Math Xpander.Nous arrivons sur un historique de calculs, où quelques manipulations nous permettent de constater que nous disposerions d'un moteur de calcul formel mais pas d'un moteur de calcul exact.
Toutefois, le moteur de calcul formel nous semble extrêmement basique, car n'arrivant pas même pas à simplifier des formes simples comme
$mathjax$2\times x\times 3$mathjax$
. A moins qu'il ne faille lui demander manuellement, ce que nous n'avons pas trouvé.Depuis cet historique, il est possible d'accéder à différents sous-modules :
- un logiciel de géométrie dynamique
- un éditeur d'annotations sans formatage
- une feuille de calculs / tableur
- un grapheur
- un solveur numérique d'équations (que nous n'arrivons d'ailleurs pas à utiliser correctement)

Il permet de réaliser aussi des tableaux de valeurs, et de construire des objets géométriques en plus des fonctions dans le repère.


5) Les activités intégréesGo to top
Choisissons maintenant d'explorer les e-Lessons, que l'on pourrait traduire par "cours électroniques". Il s'agit en fait d'activités préchargées au format .lnk :- Composition of Functions : une décomposition visuelle des composées de fonctions à l'aide de robinets
- Graph-Based Motion
- Jeopardy Order of Operations
- Periodic Table
- Rectangle Mesaurements I et II : étude de la dépendence entre différentes mesures du rectangle


Une application qui était donc le digne successeure de celle disponible sur carte d'extension pour la HP-48SX de 1990 puis directement incluse dans les HP-48GX de 1993.

Au final, le format .lnk semble très riche, permettant d'intégrer et interfacer nombre d'objets dynamiques, donnant ainsi vie à de véritables documents mathématiques et scientifiques.

6) Le matérielGo to top
Il est maintenant grand temps de découvrir ce que ce prototype renferme dans ses entrailles. Nous y trouvons une carte mère "HP F1903-80400 Rev. A9" et y notons :- un buzzer piezzo électrique - donc ce prototype est capable de jouer du son !
- une puce RAM Samsung KM416V4004CS-L5 de 8Mo comme prévu estampillée U1
- la puce processeur Hitachi SuperH attendue, ici une SH-3 HD6417707R F60A prévue pour tourner à 60MHz sous 3.3V au format FP-208 (4x52=208 broches) estampillée U12
- une puce Flash-ROM Intel E28F128J3A-150 de 16Mo estampillée U2
- que l'emplacement pour pile bouton est effectivement dépourvu de tout contact et donc inopérant en l'état
- que le connecteur inférieur inconnu est estampillé J7 et utilise 15 broches, soit beaucoup trop pour un simple connecteur dock de recharge
un connecteur de cartes d'extension estampillé CN1 avec 2x25=50 broches, ressemblant donc énormément aux connecteurs CompactFlash déjà trouvés sur Toto et dans les hubs TI-Navigator type II

7) ConclusionGo to top
Au final, le prototype HP Xpander de 2000 tirait parti de l'écran tactile bien avant la Casio Classpad 300 de 2003, et nous apparaît comme pédagogiquement révolutionnaire, permettant un véritable travail scientifique avec la réalisation de tâches complexes en intégrant différents modules et applications au sein d'un même document.Le prototype HP Xpander posait ainsi dès 2000 les bases de ce que seront Spot, Fido et Toto lors de leur présentation au salon international T3 de 2002 à Calgary au Canada, puis les TI-Nspire à partir de 2006.
Nous trouvons très dommage que ce travail d'intégration alors révolutionnaire n'ait pas du tout été repris depuis pour la nouvelle calculatrice HP-Prime.
Après avoir cessé d'innover à partir de 1993 suite à la HP-48GX et s'être fait durablement dépassé par Texas Instruments avec la TI-92 dès 1995, en 2000 Hewlett Packard avait clairement les moyens de revenir à la première place, pouvant compter alors sur une fanbase francophone pas encore délitée et attendant fidèlement depuis 5 ans une réponse à la TI-92.
Il aurait certes fallu améliorer l'écran du HP Xpander dont la qualité est pourrie pour l'époque, tellement qu'il est difficile d'en obtenir des photos correctes.
Il aurait également fallu améliorer le processeur, car devoir attendre jusqu'à 5 secondes après un clic dans le cas où ce dernier déclenche une ouverture ou fermeture de fenêtre est éprouvant, et sans doute bien davantage en situation d'examen.
Certes, même avec ça, au vu de ce qu'ont donné la Casio Classpad 300 et ses successeures, nous nous garderons bien d'affirmer que la HP Xpander aurait pu être un succès commercial de référence pour le haut de gamme comme la TI-Nspire.
Mais il y avait au moins de quoi sauver l'image de l'entreprise, et peut-être par conséquent relancer l'achat des calculatrices HP d'entrée et milieu de gamme.
Hélas, ce ne fut pas le choix effectué par l'entreprise, qui suite à l'abandon du HP Xpander se contenta de se tourner vers le recyclage des matériel et logiciel déjà dépassés de la HP-48GX avec les nouvelles HP-49G puis HP-50G, non sans oublier hélas de suivre la mode de la concurrence et d'abandonner avec ces nouveaux modèles les formidables possibilités de connectivité et d'évolutivité qui ont fait la réputation extraordinaire de la HP-48GX, faisant de ce modèle le dernier véritable ordinateur de poche de la marque.


Le logiciel nous révèle toutefois la présence d'un "upgrade mode"... A suivre...
